Compte retraite : 13e mois, est-il pris en considération ?

31 janvier 2026

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Le Code du travail ne pose aucune règle générale au sujet du 13e mois dans le calcul des indemnités de départ à la retraite. Résultat : tout varie selon la convention collective. Dans une entreprise, cette prime compte ; chez la voisine, elle ne pèse rien. Le grand écart de traitement n’a rien d’exceptionnel.L’arrêt de la Cour de cassation du 12 mai 2017 a tranché : citer un 13e mois dans un accord ou un contrat ne garantit pas qu’il sera inclus dans l’indemnité. Tout tient aux accords collectifs et à ce qui a été négocié noir sur blanc.

Comprendre le calcul des indemnités de départ à la retraite

L’indemnité de départ à la retraite se calcule selon des critères précis, qui varient entre le Code du travail et les conventions de branche. Première étape : déterminer le salaire de référence. C’est lui qui sert de base pour fixer le montant de l’indemnité, qu’il s’agisse d’un départ choisi ou d’une mise à la retraite.

Le plus souvent, l’employeur s’appuie sur la moyenne des douze derniers mois de salaire brut, ou sur les trois derniers si cela s’avère plus avantageux. Ce calcul additionne les éléments de paie réguliers et soumis à cotisations sociales. Mais tous se posent la question : le 13e mois s’ajoute-t-il systématiquement à la somme ?

Les éléments intégrés dans le calcul

Voici ceux qui, dans la pratique et les textes, figurent habituellement dans le calcul des indemnités :

  • Ancienneté : le nombre d’années au sein de l’entreprise influe sur le montant de l’indemnité.
  • Salaire de référence : il regroupe les primes récurrentes, à condition qu’elles soient versées régulièrement, le 13e mois peut donc y figurer selon les usages en place.
  • Plafond de la sécurité sociale : dans certaines conventions, le montant de l’indemnité ne peut pas dépasser le plafond annuel de la sécurité sociale.

La jurisprudence est claire : seuls les éléments stables et explicitement inscrits au contrat sont valables dans ce calcul. Le 13e mois doit donc être acquis, non facultatif au gré de l’employeur. Un coup d’œil détaillé au contrat et à la convention collective s’impose avant chaque départ.

Le 13e mois est une prime salariale, souvent versée en fin d’année ou fractionnée au fil de l’exercice, suivant secteur ou usages collectifs. Cette somme fait partie des habitudes dans de nombreuses entreprises, sans découler d’une obligation légale. Tout repose sur sa mention explicite dans le contrat de travail, la convention ou un accord d’entreprise.

En règle générale, le calcul du 13e mois part du salaire brut mensuel. Certaines entreprises choisissent de l’ajuster selon l’ancienneté ou le temps de présence effectif. Son versement peut être unique en décembre, réparti sur plusieurs mois, ou une partie lissée chaque paie.

Pour y voir clair, voici l’essentiel du 13e mois à retenir :

  • Salaire : il complète la rémunération de base.
  • Cotisations sociales : cette prime subit les mêmes prélèvements que le salaire classique, y compris l’impôt sur le revenu.
  • Contrat de travail : c’est la présence du 13e mois dans le contrat ou la convention collective qui donne droit à son paiement.

Le 13e mois n’a rien à voir avec une prime ponctuelle : il se distingue par son caractère régulier et prévu à l’avance. Cette régularité conditionne son éventuelle intégration au salaire de référence qui sert de base pour calculer l’indemnité légale de licenciement, ou celle de fin de carrière.

Le 13e mois est-il pris en compte dans l’indemnité de départ à la retraite ?

Le 13e mois fait l’objet de toutes les attentions au moment de partir. Dois-je compter sur cette somme dans le calcul de mon indemnité ? Tout dépend de deux critères : la régularité du versement et son intégration au salaire de référence. Si ces deux conditions sont réunies, le 13e mois entre dans le calcul final de l’indemnité de départ à la retraite.

En pratique, deux logiques se côtoient. Certains accords retiennent la base des 12 derniers mois : dans ce cas, la fraction du 13e mois correspondant à la période est intégrée. D’autres conventions optent pour une moyenne sur une durée plus longue, intégrant le 13e mois au prorata.

L’indemnité de départ à la retraite correspond à la somme des salaires bruts, en y ajoutant les primes à caractère habituel comme le salaire, le 13e mois, l’ancienneté, certains avantages en nature. En revanche, les gratifications exceptionnelles ou dépendant de circonstances précises restent exclues. La plupart du temps, cette indemnité ne doit pas dépasser le plafond de la sécurité sociale.

Dès lors que le 13e mois figure dans la rémunération de référence, il impacte concrètement le calcul de l’indemnité conventionnelle ou légale lors du départ, quel que soit le motif. La gestion paie applique alors le même régime social et fiscal à cette prime qu’au reste du salaire : cotisations sociales et impôt sur le revenu restent au rendez-vous.

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Ressources et conseils pour anticiper sa fin de carrière

Face aux multiples subtilités de la retraite, s’informer reste la meilleure arme pour préparer la transition. Une carrière s’écrit dans la durée, entre périodes continues, évolutions et changements de statut. Pour chaque salarié, recenser ses droits, connaître ses trimestres et accéder à ses relevés peut faire toute la différence lors du départ.

Agents publics, salariés du privé, cadres : chacun dispose de ses propres dispositifs. Les bulletins de salaire, attestations de fin de contrat, certifications diverses ou périodes de chômage font partie des éléments à rassembler pour anticiper une demande bien ficelée. Mieux vaut prévoir ses justificatifs, car un dossier complet accélère la gestion de la liquidation.

Quelques leviers à activer :

Prenez le temps d’examiner certaines démarches utiles pour bien aborder la dernière ligne droite :

  • Faites le point sur toutes les périodes validées et sur vos droits retraite auprès de vos différents régimes.
  • Interrogez les services compétents si vous avez des doutes sur le montant de l’indemnité ou sur la prise en compte du 13e mois.
  • Simulez plusieurs options : carrière longue, passage à temps partiel, cumul emploi et retraite.

Pour ceux qui abordent une transition ou imaginent un nouveau départ, la personnalisation de l’accompagnement fait toute la différence. Les dossiers les plus complexes méritent un rendez-vous avec un expert de la retraite : ce temps d’échange aide à anticiper les démarches, à optimiser la liquidation et à mieux comprendre l’impact fiscal des indemnités versées. Interroger, comparer, se documenter : voilà de quoi transformer la retraite, passage obligé, en choix éclairé et préparé.

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